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Musique

  • Eric Matthews, mélodique.

    Lateness of the Hour date de 1997. L'album reste confidentiel. Son compositeur, Eric Matthews, ne cherche pas les feux de l'actualité. Il n'a même pas envie de se produire sur scène. Il compose, joue de multiples instruments, chante et produit. L'ensemble est d'une délicatesse infinie. Pour un Américain, on trouve un sens surprenant, quasi british, de la pop. Plus de vingt ans après l'avoir découvert, le plaisir reste intact.


     

  • Trois fois rien

    Une chanson, de quelques-uns. Le montage, d'un autre. Et le blog d'un autre, encore. Une chaîne dérisoire. Trois fois rien, de la "chronique d'un siècle qui s'enfuit"...


  • Tom Waits, des profondeurs

    La première fois que l'on entend Tom Waits, on y croit à peine. De le voir, même, ne change rien à l'affaire. Cette caverne, chaude et mélancolique, est une source d'émotion comme la pop nous en a peu donné. Tom Waits, c'est un Nick Cave sans le mystère dandy, l'ombre sans la recherche de l'énigme. Quand il chante Waltzing Matilda (dont le titre réel est Tom Traubert's Blue (1)), on reste sans voix, il n'y a pas d'autre moyen de le dire, sans voix devant cette histoire de misère dont il se fait le conteur foudroyé. Il grimace et nous, à l'écouter, prenons en sympathie celui qui commence ainsi sa complainte :

    Wasted and wounded, it ain't what the moon did
    I've got what I paid for now
    see ya tomorrow, hey Frank, can I borrow
    a couple of bucks from you, to go
    Waltzing Matilda, waltzing Matilda, you'll go waltzing
    Matilda with me
     


     

    (1)Tom Waits fait référence à une très ancienne chanson australienne. La chanson se trouve sur l'album Small Change sur lequel jouent Jim Hughart (qui accompagna Joe Pass) à la basse et Shelly Manne à la batterie. (batteur qui aura joué avec les plus grands : de Bill Evans à Chet Baker en passant par Sonny Rollins ou Art Pepper). On peut la trouver sur Youtube. Il y a un arrangement de cordes qui atténue la rudesse de la voix. C'est du studio. J'ai préféré la version concert, plus âpre et plus jazzy.

  • Les apprentis sorciers

    Bashung sort en 2002, après l'incroyable Fantaisie militaire de 1998, un opus crépusculaire intitulé L'Imprudence. Cet album est intégralement remarquable. La composition qui suit est exemplaire.


  • Kempff, de la douceur

     

    Tant de délicatesse, sans la moindre mièvrerie, sans la recherche de l'exploit... Brahms est magnifique en ciselant quatre minutes d'élan teinté de douceur; Wilhelm Kempff est sans égal (sur l'opus 118 en entier d'ailleurs).



  • Simple

    Le ciel hésite encore : se froisser seulement ou tirer la couverture et que la journée soit crachin, ce qui ne te gênerait pas plus que cela. L'air est piquant et ta bouche pleine d'une buée mâtinée du café que tu bois sur la terrasse et de la cuisine, en sourdine, la voix de Brendan Benson lâche les chevaux.


  • Comme on n'oublie pas...

    En 1994, William Sheller file en Angleterre pour trouver le son pop et la liberté que lui offrent des musiciens pour qui il n'est qu'un inconnu, ou presque. Il en revient avec un album intitulé Albion. On est loin des excès symphoniques ; on s'éloigne des calques trop classiques. Sans aucun doute sa plus grande réussite, avec des bijoux comme La Navale, Relâche, On vit tous la même histoire et un Excalibur revisité à l'acide.

    Il y a aussi la composition qui suit, belle, profonde touchante.