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printemps arabe

  • Pour ceux et celles qui...

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    Pour ceux et celles qui veulent un pape rose...

    Pour ceux et celles qui n'en veulent même plus...

    Pour ceux et celles qui bouffent du curée sans avoir lu au moins un évangile...

    Pour ceux et celles qui trouvent que les seins nus à Notre-Dame-de-Paris, c'est juste une plaisanterie...

    Pour ceux et celles qui voient de l'islamophobie partout...

    Pour ceux et celles qui s'extasient devant le printemps arabe...

    Pour ceux et celles qui trouvent que l'Occident est sexiste, machiste et rétrograde...

    Pour ceux et celles qui veulent qu'on fournisse des armes aux rebelles syriens (comme on en a fourni aux rebelles lybiens)...

    Pour ceux et celles qui ont le colonialisme comme seule explication du monde contemporain

    Pour ceux et celles qui n'ont jamais rien lu de Tariq Ramadan et ne veulent pas s'en inquiéter...

    Pour ceux et celles qui devraient lire Abdelwahab Medded et Abdennour Bidar... 


    le refus des Frères Musulmans d'Égypte (dont est issu  l'actuel président, le sieur Mohamed Morsi) de souscrire au texte de l'ONU fondé sur le principe d'égalité entre les hommes et les femmes...

    C'est sur Slate Afrique.


    On trouve aussi l'information sur Le Figaro.fr. mais rien ni dans Le Monde ni dans Libération. Peut-on s'en étonner ? La question de l'embaumement impossible de Chavez est pour eux autrement plus cruciale...


    Photo : Zoubeir Souissi/Reuters.

  • De l'art de la révolte...

    Il fallait bien que sur le plan du cirque démocratique il arrivât du neuf, que, comme dans le système de la mode, pour reprendre Lipovetsky on nous proposât du spectacle et que cela tournât sur un rythme attrayant.

    Après les printemps arabes, c'est visiblement l'hiver russe qui passionne la presse française, et les intellectuels adjoints à cette grande institution. Pour l'heure, le sieur Poutine est dans le viseur. Il est l'obstacle à l'expression de l'âme russe, semble-t-il, laquelle aspire à la liberté. Il suffit dès lors de 150 000 personnes dans les rues de Moscou pour qu'un possible bouleversement politique traverse les esprits de ceux qui s'indignent depuis longtemps des exactions du président russe (qu'il soit d'ailleurs président ou premier ministre, on s'en fiche). 150 000 personnes... c'est-à-dire, ramené au nombre de la population française, entre 50 et 60 000 personnes. ll y a de quoi rire, quand on sent l'espoir journalistique d'un changement et les justifications en légitimité que l'on octroie à ces manifestants. Il y a de quoi rire, parce que ce sont les mêmes institutions qui, devant les manifestations françaises de grande ampleur (de la réforme Bayrou aux contestations sur les retraites), entre 300 000 et un million de personnes, tempèrent les aspirations populaires en relayant un pouvoir dont le mot d'ordre est bien connu : la démocratie ne se fait pas dans la rue...

    Mais il faut bien reconnaître qu'ils ont depuis quarante ans une tradition à se vautrer, presse et intellectuels de gauche notamment, dans les raccourcis les plus ridicules, le dernier concernant le printemps arabe. Les frères musulmans en Égypte, le CNT lybien ou les islamistes tunisiens : voilà ce qui s'appelle un triomphe de la démocratie. Il est vrai qu'ils (du moins leurs ascendants intellectuels) avaient trouvé le FLN formidable et Boumédiène extraordinaire, le Vietcong pacifique (avant qu'il n'aille s'occuper du Cambodgien), la révolution iranienne une belle aventure (pensons à Foucault)... Il est remarquable de voir ce beau monde, qui majoritairement a soutenu Maastricht, la Constitution européenne (et le droit d'insulter, le lendemain de la victoire du non, ceux qui l'avaient refusée) en déniant aux peuples européens -et au  peuple français en particulier- le droit au désaccord, oui, très remarquable de le voir reconnaître à d'autres une légitimité qu'ils fustigent ici...

    Revenons donc à la raison : 150 000 contre Poutine (pour qui je n'ai aucune sympathie)... Pour l'heure, trois fois rien.