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musique - Page 5

  • Aldo Ciccolini, magnifique

    Le silence n'est pas rien en musique mais un souffle. Le silence national est, lui, en certaines circonstances, une misère. Aldo Ciccolini est mort dimanche dernier, dans l'indifférence la plus complète. Le Chili, lorsque Claudio Arrau disparut, décréta trois jours de deuil. On devrait parfois s'inspirer de ces terres étrangères auxquelles les petits-maîtres politiques aiment rappeler que la France est l'Olympe culturelle.

    Aldo Ciccolini et trois minutes en Espagne, avec Albeniz. Maestro absolu...


     

  • Daniel Lanois, pause

    Besoin de calme. Non ? Même si c'est pour rien, même si le cirque est en branle jusqu'à ce que mort s'ensuive. Alors, trois minutes de Daniel Lanois. White Mustang II, du très bel album de 1989, Acadie...


  • McCartney, berceuse...

    Deux minutes et demie de douceur, comme une berceuse pour gagner le sommeil en toute quiétude. Paul McCartney n'a pas, dans la pop, d'égal en matière de mélodie. Black Bird, écrit en 1968, en est la preuve.


  • Fellinien, Schnittke

    Certains pensent que les compositeurs contemporains (disons après 1945...) sont ennuyeux, outrageusement cérébraux et prétentieux. Sans doute, pour beaucoup... On en parle plus qu'on ne les écoute (le meilleur de Boulez, c'est quand même quand il dirige Mahler ou Debussy).

    Ennuyeux, disions-nous. Pas Schnittke qui, malgré les vicissitudes de l'existence et une santé qui en eût abattu plus d'un, savait être d'une drôlerie magique, d'un élan rappelant parfois les poétiques errances de la caméra fellinienne. Ainsi cette morceau s'intitulant Clowns und kinder. Des clowns et des enfants.

    Ce que nous ne serons jamais et ce que nous ne sommes plus...

     

     

     

  • Couture, grand hôtel

    Charlélie Couture, deux albums terriblement réussis, Pochette surprise  et Poèmes rock, sortis l'un et l'autre en 1981. Un phrasé lorrain parfois à peine compréhensible, un sens de la narration et de la formule souvent, comme dans le titre qui suit, Les Pianistes d'ambiance, tiré du premier opus, avec un petit air Tom Waits




  • Notule 22

    Il ne s'agit pas de raconter les livres, d'en dévoiler la matière, les tenants et les aboutissants mais de les faire connaître, sans chercher un classement cohérent, sans vouloir se justifier. Simplement de partager ce «vice impuni» qu'est la lecture.

    La littérature et la musique. La musique, ou les musiciens, comme matière. Le texte comme partition, d'une certaine manière.

    1-Thomas Mann, Le Docteur Faustus, 1954 (1947 en allemand)

     

    2-Alejo Carpentier, Concert baroque, 1976 (1974 en espagnol)

     

    3-Alessandro Baricco, Novecento : pianiste, 1997 (1994 en italien)

     

    4-Catherine Lépront, Le café Zimmermann, 2001

     

    5-Christian Gailly, Un soir au club, 2001

     

     

     

     

     

  • Ravel, conteur

    Ravel avait le goût de l'enfance. Sa musique a la générosité d'une promenade fureteuse. Ma Mère L'Oye a été composé pour deux enfants mais l'éternité en reçoit l'héritage ; c'est une magie qui touche nos vies adultes, précieusement. Et quand Martha Argerich et Lang Lang sont les semeurs de notes, le bonheur est parfait.


  • Ralph Towner, la fluidité

    J'ai déjà eu l'occasion d'évoquer Ralph Towner et son sens magique de l'impressionnisme. Batik est un album construit dans une configuration simple : un trio, mais de haute volée. L'immense Jack DeJohnette est à la batterie et la basse est confiée à Eddie Gomez, celui-là même qui succéda à Scott LaFaro dans le trio de Bill Evans. Autant dire : du style sans affectation, une simplicité du jeu. Une perfection. Le morceau s'intitule Waterwheel.

     


  • Charlie Haden

    Parti hier...


  • Lloyd Cole, en ballade

    Une chanson n'est qu'une chanson, et parfois tient à peu. Est--ce une ligne mélodique ou un arrangement ? Une certaine sensualité ou un son tranchant ? Dans ses débuts, (disons jusqu'à l'album dont est tiré Man Enough), Lloyd Cole sait jouer de la langueur. Parmi toutes ses compositions, celle-ci est emblématique de sa meilleure et simple inspiration. Des percussions qui pourraient virer latino, l'accordéon de Blair Cowan qui surprend dans la pop et une guitare discrètement funky. Un mélange improbable pour une évocation en demi-teinte. On ne demande pas plus...